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Chroniques d' Hycarius

Ou l'on se raconte des histoires...

Modérateurs: Emile Clapeyron, Mycroft, Milana, Lady Chapillon, Syrene de l'Amarante, Münsingen


Chroniques d' Hycarius

Messagepar Hycarius Eolis » 08 Janvier 2010, 03:31

[HRP] J'écris l' Histoire d' Hycarius Semaines après semaines, mais je ne savais pas bien où la placer. Après avoir pris conseil, je la mets ici. C'est la chronique de mon personnage avant son arrivée ici, une histoire narrative racontée par lui-même, qui n'attends pas de réponse pour le moment. Si le sujet est mal placé, n'hésitez pas à le déplacer...
H.E
[/HRP]
modo : et finalement, on a maintenant le salon de lecture pour ça. donc t'y voici ;)

Chapitre 1 : Réveil

Si je dois vous raconter mon histoire, je crois qu'il convient de commencer par le début.

Je me suis réveillé sans aucun souvenir. Il faisait nuit, mais les bâtiments autour de moi et la faible lumière m'indiquaient que je devais me trouver dans une grande ville européenne. Quand à la date et le lieu exacts, ils m'étaient inconnus.

Qui j'étais, d'où je venais, cela aussi restait inconnu, je ne parvenais pas à me souvenir de quoi que se soit, et j'avoue que j' étais encore mal réveillé. En fait, je n'avais qu'une seule certitude : j'étais chevalier. Soyons réalistes : cela ne m'avançait guère.
Je décidais de me lever et de faire l'inventaire de mes maigres possessions, à la lumière confuse des lampadaires perdus dans le brouillard.


Je portais des vêtements très légers, en lin et en coton probablement. Après un examen rapide, j'estimais qu'ils devaient être de facture orientale, ou du moins de style, et d'assez bonne qualité. L'ensemble total se composait d'une chemise et d'un pantalon, bien peu adaptés aux climats de la ville dans laquelle je me trouvais, pas plus que mes pieds nus sur les pavés humides en tout cas. Pour le reste, je ne possédais qu'un petit poignard au manche noir frappé d'une fleur de Lys, que j'avais trouvé serré dans ma main à mon réveil. Sa forme me rappelait étrangement quelque chose...

"Tu vas gentiment t'retourner bonhomme, m'filer tes fringues et tes affaires si tu tiens à ta vie"

L'état de flou dans lequel mon récent réveil me tenait encore m'avait empêché de percevoir l'arrivée de l'homme derrière moi. Je me retournais lentement. Manifestement le détrousseur connaissait bien son affaire. Il se tenait à une distance raisonnable, dans une attitude menaçante calme, un couteau à longue lame à la main. Il me regarda des pieds à la tête, puis il aperçut le poignard dans ma main. Sa réaction fut immédiate. Il recula légèrement, se plaçant dans la position défensive d'un homme habitué aux combats de rues.

"Fais pas l'idiot bonhomme, ou tu vas le regretter..." dit il d'un ton menaçant.

Je souris, légèrement amusé. Je ne me souvenais plus de mon nom et d'où je venais, mais je savais une chose : il n'avait aucune chance...

_______________________________________________________________________________________________________


Quelques instants plus tard, mon agresseur gisait sans vie sur le sol. Ce soir il avait trouvé meilleur que lui... Même si cela n'était pas son premier combat, ce n'était manifestement pas mon premier non plus, et je l'avais aisément surclassé, et cette petite injection d'adrénaline m'avait cette fois complètement réveillée.


J'entrepris de récupérer les affaires du détrousseur, du moins celles qui pourraient me servir. Premier choix : les vêtements. Un bon pull de laine bleue, que j'enfilais par dessus ma chemise, et un pantalon de toile munie de nombreuses poches. Bien plus adaptés au climat, cela faisait bien mon affaire. Deux paires de bottes en cuir marrons vinrent compléter cette aubaine.
Il y avait aussi une besace de tissu contenant quelques possessions de son infortuné propriétaire ainsi que ce qui devait être le butin du reste de la nuit : quelques menus objets utilitaires, un peu d'argent. A cela s'ajoutait une chemise grossière écrue, que je roulais et rangeais dans la besace pour change.


Cette altercation, en dehors de l'avantage vestimentaire qu'elle m'avait offert, me donnait aussi quelques informations précieuses. L'homme avait parlé français, et ses vêtements étaient apparemment du XIXème siècle. Comment je savais que c'était de cette époque? Aucune idée...
Enfin bon, dans la mesure où j'avais compris le détrousseurs parfaitement et naturellement, j'ai supposé être français aussi.


Je décidais de trouver un endroit fréquenté pour y récolter de nouvelles informations. J'entrepris de me mettre en route lorsqu' un objet attira mon œil un peu plus loin sur la rue. C'était un petit carnet noir, en assez bon état. Seules les premières pages étaient écrites, c'était apparemment le carnet de bord d'un … lutin! Celui ci, appelé Hycarius Eolis, était un mécanicien dont le travail consistait à réparer des mécaniques humaines cassées par les mauvais traitements successifs! Bien écrit, mais très fantaisiste! Je le glissais néanmoins dans ma besace; dans la mesure où celui ci avait peu servi, je pourrais y noter des informations.


Je m'enfonçais alors dans la ville ensommeillée, à la recherche d'activité humaine....

_______________________________________________________________________________________________________

Voilà qui fait bien mon affaire...
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Poignard et Surin
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Sac de voyage
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Un étrange carnet...
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Notes sur les images :
Les chaussures marrons sont des rangers de l'armée française issues des stocks de la guerre d'Algérie
Le Poignard est un modèle originairement destiné aux SS allemands de la Seconde Guerre Mondiale. Les énormes stocks restant à l'après guerre furent envoyés aux USA, les symboles nazis remplacés par une fleur de Lys et les lames commercialisées ainsi.
Le Surin est un modèle long d'opinel effilé, manche en olivier.
Le Sac de voyage est issu lui aussi des Stocks de la Guerre d' Algérie, la bouclerie tissu et métal originelle a été remplacée par mes soins par des sangles de cuir et une bouclerie laiton XII-XIIIème orientale.
Pour le reste, même si on ne voit pas forcément grand chose, c'est une photo de moi détourée et vieillie à l'arrache. Les vêtements correspondent à la description du chapitre, le carnet est un Moleskine noir(avec les premières pages réellement écrites par le lutin! ;) )

L'aspect général est encore très simple, mais je viens d'arriver presque à poil, j'ignore encore tout de ce monde et de ses "Steampossibilités" :lol:
Dernière édition par Hycarius Eolis le 14 Janvier 2010, 08:01, édité 1 fois au total.
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Re: Chroniques d' Hycarius

Messagepar Epyméthée » 09 Janvier 2010, 18:52

Tu n'attends peut-être pas de réponse, mais moi j'attends
la suite ^^.
Abandonnez-moi dans ma schizophrénie...
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Re: Chroniques d' Hycarius

Messagepar Hycarius Eolis » 11 Janvier 2010, 22:47

Je voulais dire "pas de réponses de personnages extérieurs" si vous avez des observations, en bien ou en mal, faites vous plaisir ^^ La suite est en cour d'écriture...
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Re: Chroniques d' Hycarius

Messagepar Hycarius Eolis » 13 Janvier 2010, 22:22

[HRP] Rajout d' images bricolées vite fait au premier chapitre. Pour ce chapitre je choisis de diversifier les inspirations : Romans de cape et d'épée, Civil War, et une bribe de Tolkien ^^ [/HRP]


Chapitre 2 : rapières et revolver



Après quelques minutes de marche à travers les ruelles sombres d'un quartier populaire, j'aperçus la lueur de ce qui semblait être un petit troquet mal famé. L'enseigne indiquait "Le Chat qui Tousse". Amusant.

Manifestement mes vêtements passaient assez inaperçus, à voir le peu de réactions que suscita mon entrée. Je m'installais donc dans un coin inoccupé de la salle envahie par les fumées de tabac.
Ici, la clientèle semblait presque exclusivement se composer d'hommes à l'air louche, semblant sans cesse comploter entre eux à voix basse, ce qui donnait un tableau d'ensemble aussi amusant qu' étrange pour un œil extérieur.
Je commandais une absinthe au tenancier, qui m'en apporta sans mot dire. Si j'en jugeais par les autres consommateurs de fée verte autour de moi, elle n'était pas encore interdite, bonne nouvelle! La mauvaise, c'est que de ce fait le pastis n'existait pas encore. Pas encore? Mais comment diable pouvais-je savoir ce genre de choses? Et les penser comme si c'était normal de me trouver dans le passé! Pour l'instant je conclus donc à un délire imaginatif. J'avais déjà du mal à me rappeler de mon passé réel, je n'allais pas y mélanger des bribes de je-ne-sais-quoi fantasque. Je ne pus cependant m'empêcher de réfléchir à tout ça...

Je fus bientôt tiré de mes songes par un homme qui vint s'asseoir en face de moi.

"Tu n'chercherais pas du boulot facile par hasard l'ami?" demanda t' il à voix basse, toujours avec cet accent qui fleurait bon la pègre parisienne. Je distinguais à peine ses yeux sombres sous un grand chapeau informe et délavé, le reste de son corps était couvert par une sorte de large mantel en laine.

- Ma foi, pourquoi pas, répondis-je, que me faudra t' il faire pour cela?
- Rien de bien sorcier, juste être là quand il le faut, où il le faut, c'est pour maintenant, et bien sûr tu tiendras ta langue si tu tiens à la garder... tu marches avec nous?
- Ça me va, répondis-je, amusé par l'air conspirateur du bonhomme autant que par son aspect "cape et d'épée".
- Alors suis moi, on bouge, et rappelle toi : pas un mot. Tu seras payé le tarif habituel au moment venu.

Au tarif habituel. Bon, on verra bien, me dis-je en suivant l' homme à l'extérieur, puis au travers des ruelles sombres et sinueuses de la ville. Nous marchions d'un pas rapide, et rejoignîmes bientôt un petit groupe d' hommes tous vêtus dans le même style que mon "employeur". Ils vérifiaient leurs armes, de longues rapières, des sabres, ainsi que des pistolets un peu rouillés, autant à percussion à un coup qu' à six. De ce que je savais, ou croyais en savoir de mes étranges connaissances, ces armes n'avaient jamais coexisté, et leurs styles s'étalaient sur plus de deux siècles d' Histoire! Encore une chose que je tirerais au clair plus tard, je gardais pour le moments mes couteaux à porté de main, au cas où.

Soudainement on celui qui semblait être le chef de la troupe nous intima l'ordre de se cacher dans la ruelle, et je pris position dans l'ombre d'un pas de porte. Au bout d'une dizaine de minutes, je vis émerger trois hommes de la brume.
Plutôt bien vêtus de costumes de voyage, ces derniers paraissaient sur leurs gardes. Deux d'entre eux portaient de petits chapeaux melons, le troisième une sorte de Hardee à l'américaine. Ce même homme tenaient une sacoche de cuir, semblable à celle des médecins, et semblait être le plus inquiet des trois. Typiquement l' attitude d'un honnête homme et de deux gardes du corps dans un quartier peu réputé.

"Halte!"

Le cri avait résonné dans la nuit. Le groupe de spadassins sortit de l'ombre, rapière au point, et allèrent se camper devant les 3 hommes, en faisant étalage de leur nombre supérieur. Je restait visible, mais bien en retrait, attendant de voir comment tourneraient les choses. Le petit homme au Hardee était apparemment apeuré, mais restait digne. Les deux autres se postèrent devant lui comme pour le protéger des agresseurs. Effectivement, des gardes du corps, comme je le pensais.
Je n'entendais pas exactement ce qui se disait, mais le ton monta très vite entre les agresseurs et les gardes, et quand ces derniers firent mine de sortir leurs armes, ils tombèrent morts sur le sol, abattus par les hommes en noir, qui commencèrent à menacer violemment le rescapé.

J'étais Chevalier. Je le savais, je le sentais. Et un Chevalier ne laisse pas un honnête homme se faire agresser sans réagir, et mon cœur hurlait devant cette injustice.
Les deux spadassins qui se tenaient devant moi, pour couvrir les autres en cas de problème, ceux-là tombèrent sans un cri, la gorge tranché et une expression de surprise sur le visage.
Ce fut le râle du troisième agresseur qui trahit ma présence meurtrière, et alerta les deux autres, qui se retournèrent pour faire face à la menace que je représentais. Ils me firent face avec leurs longues rapières, leurs pistolets déchargés sur les gardes du corps ne leur étant d'aucune sorte d'utilité.

Le premier finit bien vite au sol, s'étranglant avec le couteau planté dans sa gorge, lancé par réflexe d'une main habile. Le second, qui était le chef du groupe, tenta de m'embrocher et paraissait assez habile. Pas évident de luter avec un petit poignard, mais il en fallait bien plus pour m'arrêter. Je réussis à bloquer sa lame, lui décochai un formidable coup de bottine dans la mâchoire et me jetais sur lui alors qu'il était au sol. Je l'achevais rapidement en lui brisant la nuque, le tout sous le regard abasourdi de l' homme au Hardee.
Je ne savais pas où j'avais appris à me battre, mais j'étais assez bon manifestement, mais les choses s'annonçaient mouvementée : je n'était pas réveillé depuis 2 heures que j'avais déjà tué 6 hommes.

J'entendis au loin les sifflets de la police, alertés par le bruits des armes et certainement quelque voisin consciencieux.
"Venez je vais vous sortir de là!" dis je à l' homme, que j'entrainais au loin à vive allure, jusqu' à ce que le hasard de notre course nous amène dans un quartier plus calme et plus éclairé, mais surtout loin des lieux de l'embuscade.

"Jeune homme, je ne sais pas qui vous êtes ni pourquoi vous avez fait cela, mais vous avez sauvé ma vie et ma famille, et je vous en serait éternellement reconnaissant, me déclara solennellement mon protégé, quel donc le nom de mon bon Samaritain?
Je n'avais aucune forme d'idée de la réponse évidemment. Je décidais de donner le premier nom qui me venait à l'esprit.
- Euh... Hycarius Eolis...
- Soyez donc béni Hycarius Eolis, mon sauveur."


C'est ainsi que je fis la connaissance d' Auguste Lenoir.
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Re: Chroniques d' Hycarius

Messagepar Hycarius Eolis » 10 Mars 2010, 15:13

Je me sens inspiré aujourd'hui, assez pour continuer aussi cette histoire là ^^
Si certains veulent prendre l' Histoire en route et s'étonneraient de l' Histoire de mon personnage, le même qui est actuellement Inquisiteur, je fais ici le récit "Pré Inquisitorial" :D




Auguste Lenoir était un de ces honnêtes marchands plein de bonnes idées, qui avait réussi à force de travail à transformer la petite entreprise de vins et spiritueux familiale en une industrie reconnue et fructuante. D'origine provençale, marseillaise pour être exacte, j'appris qu'il avait rencontré des investisseurs dans la capitale pour vendre ses produits, et une nouvelle idée qui devait faire sensation disait-il, et qui attirait pas mal les envieux, d'où certainement son attaque. D'autant qu'il transportait sur lui un fond d'investissement très important, à l'intérieur de la fameuse mallette, de quoi attirer tout les malfrats de France et de Navarre.
D'un naturel jovial, il était comme tout les gens de sa région : plutôt bavard, mais attachant. Ne sachant pas bien où aller, c'est donc avec plaisir que je décidais de remplacer ses gardes du corps tombés au combat lorsqu'il me le proposa, et nous nous dirigeâmes donc en cette fin de nuit vers la gare.
J'avais désormais la certitude d'être en France, Et une vague idée de l' époque. J'en apprendrais de toutes façons plus au cours de notre voyage jusqu' à Marseille, d'où je pourrais certainement trouver d'autre choses à faire en bordure de Méditerranée.

Le jour s'éleva bien vite et alors que Paris s'éveillait, je remarquais très vite que quelque chose clochait. Même sans souvenirs, j'avais tout de même une idée de ce qu'était la normalité, et quelques idées sur l'époque à laquelle je me trouvais, de vagues notions historiques, sans en connaître la provenance. Or ce que je voyais ne correspondait en rien à ce que je savais. On aurait dit... une sorte de réalité étrange où les progrès de l'ingénierie du XIXème siècle, à base de vapeurs et de mécaniques, auraient explosé pour envahir toute une société, modernisée avant l'heure, de machines étranges et raffinées.
Il y avait des sortes d'automobiles délirantes, pleines de rouages et de fumée, des systèmes automatiques chuintants dans les rues qui distribuaient ici des journaux, là du café... Les passants étaient vêtus dans une mode typiquement XIXème mais avec force gadgets que j'estimais bien plus modernes que ce que l'époque le voulait, en adoptant cependant l'esthétique archaïsante, de bois et de cuivre. Je vis même passer un ballon dirigeable dans le ciel, et quelques machines volantes semblants sortir de l'imagination de quelque ingénieur délirant. Il serait réellement trop long de décrire tout ce que je vis ce matin là dans la capitale française, et Auguste riait chaque fois de mon étonnement.


Nous nous dirigeâmes ainsi vers la gare la plus proche, alors que le marseillais m'expliquait un peu ce que je voyais autour de moi, sans me poser les questions quid evaient lui venir devant mon étonnement. Le train était à l'heure, et fort heureusement nous aussi. M'ayant pris à son service, Auguste me remis un des billets de train destiné à ses infortunés gardes du corps précédents, et nous embarquâmes.
Le voyage fut relativement tranquille, nous étions en pleine semaine et avions un compartiment pour nous seuls, ce qui nous permit de discuter tout à notre aise. J'appris beaucoup de chose sur la politique française, bien qu'elle ne m'évoqua rien de particulier, ainsi que sur la vie en Provence, et le commerce d' Auguste Lenoir. Plus il me parlait, et plus je revoyais des images étranges, comme si j'avais une vision globale de l' Histoire de France, non seulement passée mais aussi un peu future... je connaissais la Provence, j'étais persuadé d'y avoir déjà passé quelque temps, et même participé à une opération militaire, mais je n'en avais pas plus de souvenirs que ça, si ce n'est un nom...

Lors d'un silence de mon interlocuteur, je me résolus tout de même à lui poser la question:
" Excusez moi Mr Lenoir, mais...
- Je vous en prie! Appellez moi Auguste!
- Oh, veuillez m'excusez Auguste, mais est- ce que le nom d' Anvil Dragoon vous évoque quelque chose?
- Aineuville Dragoune? Répondit le marseillais avec un bel accent, non aucune idée, probablement quelque chose des Amériques ou des anglais, non?
- Possible, je ne me souviens plus vraiment...
- J'ai l'impression que vous ne vous souvenez pas vraiment du reste non plus mon garçon n'est ce pas?
- Je... en effet c'est le cas, je me suis réveillé il y a peu sans aucuns souvenirs...
- C'est étrange mon garçon, mais je suppose que cela peut arriver parfois... vous n'avez pas mal quelque part au moins? Un ami médecin prétend que beaucoup des afflictions de la mémoire proviennent de chocs et de blessures à l'intérieur du crâne, indétectables de l'extérieur.
- Non, ne vous inquiétez pas Auguste, je vais tout à fait bien,
répondis je avec un sourire pour rassurer le sympathique bonhomme, qui paraissait vraiment s'inquiéter de ma santé.

Je n'écoutais ensuite qu' à moitié le bavard mr Lenoir me parler de son ami médecin, intrigué par ce nom, Anvil Dragoon... bah, peut être avais été enseignant d' Histoire, et que ce n'étaient que des mots qui me revenaient comme ça, par hasard.
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Re: Chroniques d' Hycarius

Messagepar Hycarius Eolis » 13 Juillet 2010, 00:38

Post à déplacer dans le salon de lecture je pense, je vais tenter de continuer cette histoire, un peu comme ça vient :D

"Seigneur, Seigneur, l' Emir est arrivé! s'était écrié la sentinelle en faisant irruption dans la grande salle.
- Du calme mon ami, répondis-je, il est ici notre invité et en ambassade, nous n'avons rien à craindre de lui et de ses gens. Faites prévenir la garde d'honneur!

Sur ces mots, je sortis jusqu' aux portes de la citadelle, qui s'ouvrirent en grand lors que la garde d'honneur m'y eu rejoint. Le drapeau azur aux ailes d'argent flottait en haut du donjon de ma petite forteresse de Syrie, la garde était impeccable, tout était prêt pour recevoir mon invité.



Arrivé à la porte, l' Emir et se suite descendirent de cheval, confièrent leurs montures à des palefreniers que j'avais fait venir, et s'avancèrent vers moi.
"As-salâm 'aleïkoum Ami], fit le Sultan en m'étreignant fraternellement

- Et la Paix soit sur toi aussi Emir, fis-je en lui rendant son salut, suivez moi je vous prie, nous serons mieux à l'intérieur, la température y est plus clémente.

- Ce ne sera pas de refus Chevalier, vous avez du mérite de vouloir vivre dans cette endroit de mon si beau pays, la chaleur y est insoutenable...

- Que voulez vous mon ami, c'est ma mission, et la devise de ma famille m'encourage à persévérer, répondis-je avec un sourire, tout en marchant vers les bâtiments.

- Ah oui, bien sûr, un de mes hommes m'en a parlé sur le chemin, mais je n'en connais pas la traduction, pourriez vous m'éclairer je vous prie, ma connaissance du latin est plutôt limitée malheureusement.

- Macte Animo, signifie courage, et sic itur ad astra pourrait se traduire par "c'est ainsi que l'on atteints les étoiles." Se sont les mots d'un célèbre auteur romain.


-En effet, avec une devise pareille, je comprends mieux votre acharnement à contrôler cette place forte, et c'est tout à votre honneur...

-Merci Yaqut Al Ajdal,
répondis-je avec un léger signe de tête, je vous en prie...repris-je en laissant l'Emir pénétrer dans la forteresse.





Hycarius, HYCARIUS !
Je m'éveillait brutalement au milieu d'un wagon de train, un Auguste Lenoir essayant de me réveiller devant moi.
"Vous allez bien mon garçon? je crois que vous vous êtes endormi, je ne sais à quoi vous rêviez, mais ça paraissait intéressant vu votre profond sommeil! dit il avec son air jovial. Ce brave contrôleur ici présent voudrait nos billets, et je vous les ai confié avant notre départ, et je ne pouvais les atteindre sans vous réveiller, je m'en excuse!
- Non laissez, vous avez bien fait, répondis je un peu endormi, en sortant les billets de mes poches avant de les tendre au contrôleur, visiblement très appliqué dans son travail.
- Merci messieurs, veuillez excuser le dérangement, bon voyage, fit il en fermant la porte du compartiment derrière lui.
- Et bien, vous souvenez vous de quoi vous rêviez? me demanda le Marseillais, je trouve ça passionnant les rêves!
- Hum voyons, cela semblait vraiment réel, c'était, enfin j'étais le personnage principal et... fis-je en essayant de rassembler ma mémoire.
Auguste ne me laissa pas le temps de continuer.
- Si cela parait si réel, c'est peut être que c'était un élément de votre passé mon garçon, concentrez vous, qu'est ce que c'était?
- Oh Hum, je doute que ce fut vraiment un élément de mon passé, nous étions au XIIIème siècle je crois, il y avait des chevaliers, des sarrasins et je... enfin je dirigeais une forteresse...
- En route pour l'aventure!
me coupa Auguste avant de partir dans un grand éclat de rire, vous savez ma mère, une sainte femme d' Italie, était unj peu sorcière, et elle analysait toujours les rêves de tout le monde pour essayer de prouver ou prédire telle ou telle chose, et vous savez comment sont les Italiennes, elles ne résistent pas à....

Mais je ne l'écoutais déjà plus. Alors que le Marseillais se lançait dans un exposé qui devait être d'un interêt limité sur le tempérament des italiennes, je repensais à ce rêve. Pourquoi le Moyen-âge? je devais être un professeur d' Histoire, oui c'est ça, professeur d' Histoire, à n'en pas douter. Et il retomba dans ses songes.




"Capitaine! en avant, bougez moi vos hommes, Aix ne tombera pas toute seule! Faites taire ces mitrailleuses que je puisse faire passer ma division!

- Bien colonel, répondis-je, en emmenant mon escouade de choc contourner les positions de Tir ennemies. Allez les gars, nul ne recule, MACTE ANIMO ! criais-je, poignard et pistolet en main.

Le cri fut unanimement repris par l'escouade qui chargeait. Je savais que c'était la devise de ma famille depuis des générations, et qu'il était devenu le cri de guerre de mon unité.
En face, les hommes du bataillon de sécurité du Sicherungregiment 200 nous menaient la vie dure depuis que nous étions arrivés, et le colonel avait décidé d'une attaque massive dans l'heure, c'est pourquoi nous devions absolument faire taire les nids de mitrailleuse.
Mes hommes, tous des français ayant rejoint les Forces Françaises Libres par leurs propres moyens durant l'occupation, étaient les meilleurs, étaient rompus à toutes les techniques de combat et spécialistes des opérations dangereuses, cette mission était faite pour eux.
Cela ne voulait cependant pas direpour autant qu'elle était facile, et il fallut encore une bonne demi heure avant de parvenir à s'emparer des positions défensives allemandes, à la grenade et au corps à corps.



"Sergent Gayant, au rapport Capitaine!

Je regardais le grand soldat qui se tenait au garde à vous devant moi. Bernard Gayant, un picard de 26 ans, avait traversé la ligne de démarcation tout seul en neutralisant une équipe de sentinelles allemandes, avant de rejoindre l' Espagne et passer en Afrique de nuit sur un radeau de fortune. Un héros de l'unité.

- Repos Sergent, quel est l'état des lieux?

- Courchinaux et Dufour y sont resté monsieur, mais les mitrailleuses sont à nous, nous les avons démontées et repositionnées vers les allemands.

- Excellent travail Sergent, nous allons prendre un peu de repos et laisser passer les autres devant nous sans quoi nous allons prendre la ville tous seuls.
plaisantais-je avec mon aide de camp, Macte Animo.

- Macte Animo Capitaine,
répondit le Sergent avec un sourire.

Quelques minutes après, la division passait entre nos positions tandis que le colonel me félicitait.

"Se sont les hommes qu'il faut féliciter colonel, sans eux rien ne serait fait.

- Alors vous leur transmettrez mes félicitations Capitaine Lacroix, mais n'oubliez pas que des hommes, fussent ils des héros, ne sont rien sans un chef pour les mener à la victoire, retenez le bien.
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Re: Chroniques d' Hycarius

Messagepar Hycarius Eolis » 13 Juillet 2010, 09:36

Il était déjà 20h quand nous atteignîmes la garde de Marseille St Charles. J'avais encore rêvé étrangement, certains paraissant plus anciens que l'époque dans laquelle j'étais, d'autres futurs... je n'y comprenais rien, et pour l'instant je préférais accorder cela à une imagination trop débordante.

Le Marseillais m'emmena chez lui, dans l' Opéra. J'y rencontrais son épouse, une femme provençale dynamique et affable, aussi bavarde que son mari, ce qui me permis d'apprendre beaucoup de choses sur la Provence, dont certaines que je connaissais déjà. Apparemment dans tout ces récites il n'y avait aucunes traces d'un quelconque débarquement pouvant expliquer mon rêve où j'étais le Capitaine Lacroix, tant pis.

Lorsque Mme Lenoir me parla de sa ville natale, Aubagne, je ne pu m'empêcher de sourire à l'évocation de ce nom, et me mis à leur parler je ne sais comment de Marcel Pagnol, le plus célèbre écrivain de la région, une fierté provençale bien connue.
Bien connue pour moi, mais apparemment pas pour les deux Lenoir. Étonnant. La discussion tourna bien vite sur mon amnésie, les époux s'escrimant en suppositions pour deviner mon passé, ce qui ne leur réussit pas plus que moi. Je pris finalement congé pour aller me coucher, en espérant que la journée du lendemain soit meilleure.
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Messagepar Hycarius Eolis » 13 Juillet 2010, 21:00

Allez, encore un rêve, quand on aime... ;)



Le Caire était à nouveau sous le contrôle des français. J'avais dû mener mon unité de hussards sous l'orage devant des cairotes affolés par les conditions météorologiques, inhabituelles dans leurs régions. C'étaient les ordres du général Bonaparte, et même s'ils ne me plaisaient pas, il avait bien fallu le faire, même si nous nous étions contentés de faire peur aux habitants en passant au galop et sabre au clair dans les rues, en tirant en l'air. Les ordres étaient les ordres certes, mais je n'étais pas un boucher, et la plupart des mes hommes étaient ravis de ne pas être commandés par un officier psychorigide.

Depuis leur débarquement à Alexandrie quelques mois auparavant jusqu' à la révolte du Caire, ils avaient suivis le Général Bonaparte à travers l' Egypte, avec des résultats étonnant mais mitigés. Je ne savais pas bien ce qu'en disaient les citoyens restés au pays, mais ici les officiers pensaient à peu près la même chose : une expédition relativement inutile, mais quelle belle et grande aventure!
L'occasion d'admirer les pyramides une nouvelle fois m'avais réjouis, sans parler des autres monuments même s'ils étaient dans un état un peu moins bons que la dernière fois que j'étais venu, pensais-je en souriant.

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, mon unité resta en poste au Caire pendant les mois suivants. Le Général, content de notre efficacité, avait voulu nous accorder un peu de repos, et nous avait chargé de surveiller la cité millénaire durant son absence.
Jamais à cours d'idées pour occuper ses soldats et porter les idées et la grandeurs de la République, Bonaparte avait décidé de visiter un peu la région, et était parti avec une partie de ses hommes et de ses collègues vers les points reconnaissables du pays.
Pendant ce temps là, en dehors des tours de garde, des veilles et des exercices que j'imposais à mes hommes pour les garder alertes, la vie durant les visites de Napoléon furent plutôt calmes et agréables.

Jusqu' à ce que le citoyen Murat débarque un matin en annonçant le branle-bas. Le Pacha de Syrie avait pris une forteresse à la frontière, et le général voulait anticiper une attaque des ottomans sur l' Armée Française, qui se déplaçait donc là bas de toute urgence.
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Re: Chroniques d' Hycarius

Messagepar Hycarius Eolis » 16 Juillet 2010, 21:52

Note : je ne relis pas ce que j'écris, ne vous formalisez donc pas s'il y a quelques fautes horribles, mais si je relisais je serais jamais content alors je ne mettrais rien, je relirais plus tard, dans loooongtemps :D



Un mois après nous étions en Syrie, et nous occupions la forteresse de Marquab. Comme chaque soir j'allais me coucher, n'étant pas de garde ce soir là, lorsque le ciel se couvrit soudainement d'une lumière bleutée étrange, des éclairs zébraient le ciel. Personne ne semblait voir ces choses, juste moi... les chevaux n'étaient même pas affolés...
Je tombais à genoux, comme paralysé, aucun de mes membres ne voulait répondre. Je hurlais, alors qu'il pleuvait je me sentis m'envoler loin, longtemps.... et retomber soudainement au sol, quasiment nu, avec dans la main le poignard étrange qui ne me quittais jamais depuis "l'accident".

J'étais dans une sorte de campagne rocailleuse, la mer était non loin, on eut dit... la Grèce... je savais que je ne me souvenais de rien mais étrangement, j'avais conscience d'avoir rêvé... une vie de combats, un général, la Syrie et...




Je me réveillais en sueur dans la chambre d'amis des Lenoir, Marseille. Le soleil était levé, mais je ne voulais plus traîner, je savais où aller. J'avais l'intime conviction de devoir partir en Syrie, tout m'y ramenait, j'étais persuadé de trouver là bas une piste pour mes questions. Ces rêves, je le savais maintenant, n'étaient pas le fruit du hasard, peut être même pas des rêves, je devais comprendre, j'avais comme l'impression d'avoir vécu tout cela, et bien que cela fut matériellement impossible, cela semblait si réel, si réel...

Je dévalais les escaliers 4 à 4, pour trouver les Lenoir attablés dans leur cuisine, manifestement en train de prendre le petit déjeuner.

- Ah, il est levé, comment allez vous mon garçon? demanda Auguste en se levant, l'air soucieux.
- Je... ça va Auguste, merci, que se passe t'il?
- Vous avez déliré toute la nuit, ma femme vous a veillé jusqu' au petit matin, vous parliez de l' Egypte, de Napoléon et je ne sais quoi encore, vous nous avez fait sacrément peur mon garçon!
- Veuillez m'en excuser, je crois que ces rêves sont la clef de mes souvenirs, chaque fois c'est comme si je vivais une nouvelle vie, mais la nuit dernière c'était différent, encore plus réel, et je... j'ai rêvé de la façon dont j'étais arrivé, c'était pareil, la chute, la perte de mémoire, le paysage inconnu, tout! répondis-je sans prendre le temps de reprendre mon souffle, excité que j'étais par la perspective de comprendre mon passé.
- Calmez vous, calmez vous, et puis commencez par prendre un solide petit déjeuner, vous aurez les idées plus claires après vous verrez.

Suivant l'invitation de mes hôtes, j'entamais un petit déjeuner préparé de main de maître par Mme Lenoir, en pensant à ce que j'allais faire. La Syrie... oui, cela me paraissait le mieux... j'irais chercher des traces, quelque chose, sait on jamais... je savais que le château de Marquab avait longtemps résisté aux assauts du temps, même s'il avait été pris plusieurs fois, notamment par les mongols, mais je me disais que peut être là bas...

- Écoutez mon garçon... me dit soudain Auguste avec un air tout à fait sérieux, je ne sais pas qui vous êtes mais ma femme dit que vous êtes promis à un grand avenir... je vous l'ai dit, une italienne a l'esprit hum...euh "ouvert", et généralement elle ne se trompe pas. J'aurais voulu vous garder plus longtemps à mon service car vous êtes efficace et d'une agréable compagnie, mais je crois que quelqu'un comme vous ne se retient pas. J'ai un ami qui fait commerce avec l' Egypte, le Liban et la Syrie, il doit partir dans la soirée vers l' Orient, peut être acceptera t'il de vous emmener.

- Se serait une joie, je ne sais pourquoi, mais j'ai l'impression de devoir me rendre là bas, la clef de mon passé...
- C'est ce que je me dis aussi mon garçon, et je crois que c'est plus important que cela même...

Une fois le déjeuner terminé, le brave Marseillais et moi même partîmes voir l'ami dont il m'avait parlé.
Celui ci faisait le commerce de toutes sortes de choses en provenance d'orient : épices, bois précieux et rares, mobilier, œuvres d'art...
Son trajet alors passait par l' Egypte, puis la Syrie et enfin le Liban, avant de revenir à Marseille. Il accepta donc de m'emmener en bateau dans sa tournée, Auguste gageant qu'un homme comme moi saurait se rendre utile.
Le reste de la journée passa tranquillement, Auguste ayant la bonté de me faire visiter Marseille, bien qu'inexplicablement encore une fois je connaissais une bonne partie de la ville...

Vint le moment du départ, et je sentais bien qu' Auguste répugnait un peu à me laisser partir, visiblement il s'était attaché à moi, et je devais bien dire que c'était plutôt réciproque, le sympathique Marseillais avait fait beaucoup pour moi.
Au moment de monter sur le bateau, il me tendit une sorte de petit sac à dos en cuir.

"Tenez Hycarius, je ne sais où vous mèneront vos aventures, mais j'ai cru bon de vous mettre quelques affaires de rechanges et deux ou trois bricoles utiles. Prenez cela aussi, c'est un cadeau, fit il en me remettant une boite de dimensions moyenne.
A l'intérieur se trouvait une autre boîte en bois, ainsi qu'une ceinture et un holster. J'ouvris la boîte en bois pour y trouver un revolver. Canon octogonal, crosse en bois et pontet en laiton, il était magnifique et étrangement familier.

- Se sont ceux qui servent à la guerre là bas en Amérique, je n'en connais pas de meilleurs, et je gage qu'il vous sera peut être utile... je crois que vous savez vous en servir à ce que je vois, fit le Marseillais en riant, alors que par réflexe j'examinai ma nouvelle arme comme si j'étais habitué à m'en servir.

- Merci Mr Lenoir, vous êtes vraiment un ami précieux, répondis je en rangeant le pistolet, j'ai eu beaucoup de chance de tomber sur vous

- C'est moi qui vous suis reconnaissant, sans vous je serais peut être mort, répondit le Marseillais, la larme à l'oeil, en me prenant dans ses bras. Un peu surpris par cette marque d'affection, je lui rendis tout de même son étreinte chaleureuse, et avec un pincement au coeur, montais sur le bateau qui appareillais.


Les lumières de Marseille s'allumaient progressivement en cette fin de journée, alors que je voyais le petit homme me sourire sur le quais que je venais de quitter, en agitant sa main en signe d'au revoir. Je lui adressais un signe de main à mon tour, car je comptais bien revoir cet homme.
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Re: Chroniques d' Hycarius

Messagepar Hycarius Eolis » 18 Juillet 2010, 01:32

Alexandrie, le 3 mai.

De Hycarius Eolis
à Auguste Lenoir, Marseille



Très Cher Auguste,

Nous Sommes déjà à Alexandrie depuis plusieurs jours. L' Egypte m'est plutôt familière, bien que je ne sache pas vraiment pourquoi. Plusieurs de mes camarades travaillant pour votre ami se sont perdus dans le vieux Caire, et j'ai pu les retrouver sans problème, bien que je n'ai aucun souvenir d'y avoir séjourné.
Cela ne m'empêche pourtant pas de profiter des charmes de ce pays magnifique et millénaire, c'est d'ailleurs amusant comme je connais inexplicablement certains des bâtiments les plus vieux du pays, presque comme si je les avais construit en fait! Tout à fait étonnant.
D'ailleurs, je parle couramment arabe, ce qui étonne beaucoup les égyptiens qui n'ont guère l'habitude d'entendre un occidental parler aussi bien leur langue, bien que selon eux elle soit d'une forme un peu ancienne, il faudra que je creuse aussi de ce coté là.
La Bibliothèque de bord m' a un peu renseignée sur mon dernier rêve, il semblerait qu'il fasse partie du passé, j'étais un Hussard de Napoléon Bonaparte, lors de son expédition en Egypte, et les évènements dont j'ai rêvé se sont réellement passés semble t'il. Mais vous savez comme moi que c'était il y a de cela plusieurs dizaines d'années, et je n'ai pas dépassé la trentaine, même si cette hypothèse pourrait confirmer mes familiarités avec le pays des pharaons, cela n'en reste pas moins impossible et tout à fait farfelu...

Nous partirons dans quelques jours pour la Syrie, j'espère toujours y trouver des réponses à mes questions, en attendant je vous salue, et vous transmet mes amitiés.


Hycarius Eolis
Macte Animo


PS : "Macte Animo", je l'ai écris tout à fait naturellement, dans mes rêves c'est la devise de ma famille... c'ets peut être vraiment le cas qui sais! amicalement.
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