H.E [/HRP]
modo : et finalement, on a maintenant le salon de lecture pour ça. donc t'y voici
Chapitre 1 : Réveil
Si je dois vous raconter mon histoire, je crois qu'il convient de commencer par le début.
Je me suis réveillé sans aucun souvenir. Il faisait nuit, mais les bâtiments autour de moi et la faible lumière m'indiquaient que je devais me trouver dans une grande ville européenne. Quand à la date et le lieu exacts, ils m'étaient inconnus.
Qui j'étais, d'où je venais, cela aussi restait inconnu, je ne parvenais pas à me souvenir de quoi que se soit, et j'avoue que j' étais encore mal réveillé. En fait, je n'avais qu'une seule certitude : j'étais chevalier. Soyons réalistes : cela ne m'avançait guère.
Je décidais de me lever et de faire l'inventaire de mes maigres possessions, à la lumière confuse des lampadaires perdus dans le brouillard.
Je portais des vêtements très légers, en lin et en coton probablement. Après un examen rapide, j'estimais qu'ils devaient être de facture orientale, ou du moins de style, et d'assez bonne qualité. L'ensemble total se composait d'une chemise et d'un pantalon, bien peu adaptés aux climats de la ville dans laquelle je me trouvais, pas plus que mes pieds nus sur les pavés humides en tout cas. Pour le reste, je ne possédais qu'un petit poignard au manche noir frappé d'une fleur de Lys, que j'avais trouvé serré dans ma main à mon réveil. Sa forme me rappelait étrangement quelque chose...
"Tu vas gentiment t'retourner bonhomme, m'filer tes fringues et tes affaires si tu tiens à ta vie"
L'état de flou dans lequel mon récent réveil me tenait encore m'avait empêché de percevoir l'arrivée de l'homme derrière moi. Je me retournais lentement. Manifestement le détrousseur connaissait bien son affaire. Il se tenait à une distance raisonnable, dans une attitude menaçante calme, un couteau à longue lame à la main. Il me regarda des pieds à la tête, puis il aperçut le poignard dans ma main. Sa réaction fut immédiate. Il recula légèrement, se plaçant dans la position défensive d'un homme habitué aux combats de rues.
"Fais pas l'idiot bonhomme, ou tu vas le regretter..." dit il d'un ton menaçant.
Je souris, légèrement amusé. Je ne me souvenais plus de mon nom et d'où je venais, mais je savais une chose : il n'avait aucune chance...
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Quelques instants plus tard, mon agresseur gisait sans vie sur le sol. Ce soir il avait trouvé meilleur que lui... Même si cela n'était pas son premier combat, ce n'était manifestement pas mon premier non plus, et je l'avais aisément surclassé, et cette petite injection d'adrénaline m'avait cette fois complètement réveillée.
J'entrepris de récupérer les affaires du détrousseur, du moins celles qui pourraient me servir. Premier choix : les vêtements. Un bon pull de laine bleue, que j'enfilais par dessus ma chemise, et un pantalon de toile munie de nombreuses poches. Bien plus adaptés au climat, cela faisait bien mon affaire. Deux paires de bottes en cuir marrons vinrent compléter cette aubaine.
Il y avait aussi une besace de tissu contenant quelques possessions de son infortuné propriétaire ainsi que ce qui devait être le butin du reste de la nuit : quelques menus objets utilitaires, un peu d'argent. A cela s'ajoutait une chemise grossière écrue, que je roulais et rangeais dans la besace pour change.
Cette altercation, en dehors de l'avantage vestimentaire qu'elle m'avait offert, me donnait aussi quelques informations précieuses. L'homme avait parlé français, et ses vêtements étaient apparemment du XIXème siècle. Comment je savais que c'était de cette époque? Aucune idée...
Enfin bon, dans la mesure où j'avais compris le détrousseurs parfaitement et naturellement, j'ai supposé être français aussi.
Je décidais de trouver un endroit fréquenté pour y récolter de nouvelles informations. J'entrepris de me mettre en route lorsqu' un objet attira mon œil un peu plus loin sur la rue. C'était un petit carnet noir, en assez bon état. Seules les premières pages étaient écrites, c'était apparemment le carnet de bord d'un … lutin! Celui ci, appelé Hycarius Eolis, était un mécanicien dont le travail consistait à réparer des mécaniques humaines cassées par les mauvais traitements successifs! Bien écrit, mais très fantaisiste! Je le glissais néanmoins dans ma besace; dans la mesure où celui ci avait peu servi, je pourrais y noter des informations.
Je m'enfonçais alors dans la ville ensommeillée, à la recherche d'activité humaine....
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Voilà qui fait bien mon affaire...

Poignard et Surin

Sac de voyage

Un étrange carnet...

Notes sur les images :
Les chaussures marrons sont des rangers de l'armée française issues des stocks de la guerre d'Algérie
Le Poignard est un modèle originairement destiné aux SS allemands de la Seconde Guerre Mondiale. Les énormes stocks restant à l'après guerre furent envoyés aux USA, les symboles nazis remplacés par une fleur de Lys et les lames commercialisées ainsi.
Le Surin est un modèle long d'opinel effilé, manche en olivier.
Le Sac de voyage est issu lui aussi des Stocks de la Guerre d' Algérie, la bouclerie tissu et métal originelle a été remplacée par mes soins par des sangles de cuir et une bouclerie laiton XII-XIIIème orientale.
Pour le reste, même si on ne voit pas forcément grand chose, c'est une photo de moi détourée et vieillie à l'arrache. Les vêtements correspondent à la description du chapitre, le carnet est un Moleskine noir(avec les premières pages réellement écrites par le lutin!
L'aspect général est encore très simple, mais je viens d'arriver presque à poil, j'ignore encore tout de ce monde et de ses "Steampossibilités"
